Arts et histoire(s)

Mercredi 30 mai 2007



Merci Sébastien ;-)
Par Jean-Philippe
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Vendredi 18 mai 2007

« Dans une belle étude sur Rembrandt et la parole proférée, Julius Held note après Bauch que les actions propres des œuvres de Rembrandt sont la parole humaine et l’humaine écoute. Et surtout il montre que Rembrandt s’écarte des représentations traditionnelles de l’échange des paroles, où la gestualité donne souvent l’impression que deux personnes parlent en même temps. « Dans la plupart des situations, écrit Julius Held, où Rembrandt choisit de rendre un dialogue entre deux personnes, il ne permet qu’à l’une d’elles de parler ; l’autre est là pour écouter. Cette présence muette sert, grâce à la détermination précise du moment et à la différenciation des attitudes individuelles, à accentuer l’effet psychologique de l’action ». Un bel exemple, judicieusement analysé par Held, en est la gravure sur la prédication du Christ, connue sous le nom de La Petite Tombe. Il ne s’agit pas là de l’évocation d’un épisode déterminé des évangiles, mais d’une journée parmi d’autres de la prédication de Jésus. »

Jean-Louis Chrétien, Corps à corps, À l’écoute de l’œuvre d’art,
Paris, Les éditions de Minuit, 1997, p. 55







« Le titre très curieux de l’œuvre est le résultat d’une mauvaise interprétation historique : l’inventaire des biens de Clément de Jonghe, établie n 1679, mentionne cette pièce comme Latombish plaatjen (« la petite estampe de la Tombe »). Cette note indique selon toutes probabilités que cette gravure a été réalisée par Rembrandt à la demande de son ami, le dessinateur et marchand de tableaux, Pieter de La Tombe. Cependant, Gersaint, qui a compilé le premier catalogue de l’œuvre gravé de Rembrandt, a donné une lecture fautive de l’appellation hollandaise, croyant qu’elle faisait allusion à l’estrade rectangulaire, « espèce de tombe », sur laquelle se tient Jésus.

La composition de cette planche, datée avec vraisemblance de 1652, a été depuis longtemps mise en relation avec celle d’un dessin exécuté cette année même par Rembrandt, dans l’Album Amicorum de son ami Jan Six : Homère récitant ses vers. Cette feuille est une libre variation de l’artiste sur le thème du Parnasse de Raphaël (1483-1520). Cette célèbre fresque de la Chambre de la signature (1508-1511) au Vatican, avait vu sa diffusion assurée tout au long des XVIe et XVIIe siècles par les gravures de Marcantonio Raimondi et de Jacob Matham (…). Il est manifeste que Rembrandt avait alors l’esprit occupé par l’œuvre de Raphaël car sa figure du Christ est un reflet de celle qui préside La Dispute du saint Sacrement, autre fresque de la Chambre de la Signature.

Comme La Pièce aux cents florins (Bartsch 74, c. 1649), cette eau-forte est dépourvue de tout antécédent iconographique et a pour sujet l’exercice sacerdotal du Christ : (…). La comparaison des deux œuvres, réalisées sur un sujet identique à peu d’années d’écart, révèle les profonds changements intervenus dans l’art de Rembrandt. La composition complexe de l’œuvre la plus ancienne a fait place à une structure simple et harmonique.

Un unique mouvement circulaire et une savante distribution de la lumière font du Christ le centre incontesté de l’attention. Sa stature, haussée par la colonne qui semble la prolonger, se dresse sur un socle puissant. Il semble que la position de Jésus, la tête inclinée et les bras ouvert devant cette structure verticale, anticipe d’une manière symbolique la Crucifixion, qui sera l’ultime étape de cet apostolat. (…)


Le thème du Christ prêchant a trouvé dans l’œuvre la plus récente une interprétation plus universelle et plus généreuse que précédemment. Le Christ n’est plus ce prédicateur trop accompli, qui morigénait les Pharisiens et reprenait ses disciples. Loin de toute polémique, il est tout entier à la révélation de son message, qui semble de pur amour : « Dieu sensible au cœur et non à la raison » (Pascal). Jamais l’humanité de Jésus — humble, charitable, compassionnelle — n’avait reçu dans tout l’art chrétien, de forme artistique plus belle que celle-ci.

Ceux qui sont venus écouter le Christ se trouvent littéralement sous le charme de sa parole : silencieux et contemplatif, chacun dans l’attitude de profonde méditation qui lui est personnelle, paraît écouter son propre cœur. Certaines expressions sont particulièrement belles : celle du vieillard assis, le menton a creux de la main et le regard perdu au loin, celle du jeune homme aux pieds du Christ, probablement saint Jean (...). Il semble que ces hommes et ces femmes, d’âge et de conditions variées, partagent une seule âme habitant des corps différents. »

Sophie Renoir de Buissière, Rembrandt, eaux-fortes,
Paris, Paris musées, 2006, p.287.






« Comme toujours, Rembrandt dévoile ici la quotidienneté de l’extraordinaire, et l’extraordinaire du quotidien. L’auditoire, assez nombreux mais proche, est rassemblé en cercle autour du Christ.

À l’exception du jeune homme assis à ses pieds et, au premier plan, d’un enfant allongé sur le ventre et traçant, de la main gauche, des signes dans la poussière,  le seul qui entende sans écouter, cet auditoire est plutôt vieux. Marqués, qu’ils soient alourdis ou au contraire émaciés, les visages des auditeurs de Jésus n’ont rien d’idéal, ni de cette beauté conventionnelle que souvent les peintres répandent sur les scènes religieuses. Les uns [56] assis ou accroupis,

les autres debout, les uns regardant vers Jésus et les autres fixant le vide, ils portent tous sur leur face et dans leur posture les marques d’une extrême attention et donc aussi d’un profond silence. Ce qu’il y a de beau en ce silence est qu’il n’ait rien d’un silence soudain, du silence d’un instant de saisissement ou de stupéfaction, comme celui que susciteraient un mot ou une phrase par lesquels tout à coup nous serions bouleversés. Cette gravure porte en effet en elle la durée.

En dehors de deux gestes qui paraissent plutôt liés à l’instant, celui, sur la gauche, d’un homme mûr, coiffé d’une sorte de béret, qui se gratte la lèvre du pouce, comme s’interrogeant avec perplexité,

et celui, sur la droite, d’un vieillard à la longue barbe, qui fixe Jésus en penchant son torse en avant, comme saisi par ses paroles, la posture des autres personnages est de celles qu’on n’a pas au début d’un discours, mais qu’on finit par prendre, chacun ayant la sienne, quand on écoute depuis longtemps et qu’on s’apprête à écouter longtemps encore. Recroquevillés, affalés, ou fermement campés sur le sol, les corps sont repliés sur eux-mêmes et immobiles dans l’effort de l’attention.

Seul celui de Jésus s’offre et s’ouvre en parlant, les pieds écartés et perpendiculaires, les bras levés, montrant ses paumes, d’un mouvement qui contraste avec l’inclinaison de sa tête un peu lourde. Lui aussi écoute, il ne parle que parce qu’il écoute, car les paroles qu’il dit, il ne les dit pas de lui-même (Jn 14, 10). Elles ne sont pas de lui, mais du Père qui l’a envoyé (Jn 14, 24). De cette admirable gravure, un historien a pu dire : « Rembrandt a accompli ici l’impossible : il a fait le portrait d’une voix » (A. Hyatt Major, cité par Sophie de Bussière)

Jean-Louis Chrétien, Corps à corps, À l’écoute de l’œuvre d’art,
Paris, Les éditions de Minuit, 1997, p. 55-56.


En lisant ces commentaires, trois pensées me viennent à l'esprit

Tout d'abord un verset, parmi mes préférés mais aussi des plus importants : La foi vient de ce que l'on entend, et ce que l'on entend vient de la parole du Christ (Romain 10, 17).

Je tombe alors sur l'extrait en ligne d'un recueil d'articles sur le traitement artistique du texte biblique. En note, l'auteur souligne la tentation qu'il y a à proposer sous cet angle une interprétation du nombre des auditeurs de Jésus. En effet, Rembrandt a représenté vingt-sept personnes autour de Jésus, soit autant qu'il y a de livres dans le Nouveau Testament. Quelle belle image. Comme celle du Verbe, lumière invisible devenu visible, se réfractant en tous ses coloris à travers le prisme de la Parole.

Ensuite, je suis m'étonne du sort réservé à l'enfant. Il est celui qui entend sans écouter certe, mais il est surtout celui, de tous les auditeurs, que Jésus regarde ! Comment ne pas penser alors à l'épisode de la femme adultère (Jn 7, 53-8, 11), où Jésus, à son tour, se baissera et se mettra à écrire avec son doigt sur le sol (8, 6.8), refusant d'écouter le message de haine et de mort des hommes qui l'entouraient, mais entendant le silence de la femme et son besoin de se sentir pardonnée (v. 11) ?


Dernière remarque : tous les hommes qui l'entourent semblent porter des babouches
. Seul Jésus et la femme assise à ses pieds (S. de Bussière semble y voir un jeune homme, mais l'estampe concerne bien une femme) sont pieds nus. Là encore, le Fils de l'homme se présente en soutien de tous à commencer par les faibles, enseignant et parlant à ceux qui étaient privés de parole et d'enseignement.

Par Françoise et Jean-Philippe
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Lundi 14 mai 2007

« -tu dois connaître dans l'oeuvre de Rembrandt une petite eau-forte, de facture hachée, impétueuse, et d'une couleur incomparable, comme toutes les fantaisies de ce génie singulier, moitié nocturne, moitié rayonnant, qui semble n'avoir connu la lumière qu'à l'état douteux de crépuscule, ou à l'état violent d'éclairs. La composition est fort simple : ce sont trois arbres hérissés, bourrus de forme et de feuillage ; à gauche, une plaine à perte de vue ; un grand ciel, où descend une immense nuée d'orage ; et, dans la plaine, deux imperceptibles voyageurs, qui cheminent en hâte et fuient, le dos au vent. — il y a là toutes les transes de la vie de voyage, plus un côté mystérieux et pathétique, qui m'a toujours fortement préoccupé. Parfois même, il m' est arrivé d' y voir comme une signification qui me serait personnelle : c'est à la pluie que j'ai dû de connaître, une première fois, il y a cinq ans, le pays du perpétuel été ; c'est en la fuyant éperdument qu'enfin j'ai rencontré le soleil sans brume. »

Eugène Fromentin (1820-1876), Un été au Sahara.



Ce voyage en Italie (cf. Bribes, avril/mai 2007) a été plus qu'un voyage.
Nous sommes revenus "affamés" : désireux de nous remettre au dessin, à la photographie, d'approfondir nos connaissances en peintures comme en histoire.

C'est ainsi que depuis trois semaines, je navigue sur l'immense océan Rembrandt.
Avec Internet, le parcours se doit de commencer par l'expo en ligne de la bnf, Rembrandt, La Lumière de l'Ombre.
On y trouve, entre autres trésors, avec un commentaire plutôt complet, Les Trois arbres sous le titre Paysage aux trois arbres.
A comparer avec un commentaire plus vieux d'un siècle et moins spécialisé :
Estelle M. Hurll, Rembrandt, Boston, Houghton Miffllin, 1899.






En faisant (faisan ? ;-)) des recherches, j'ai trouvé cette version numérique de très haute qualité qui vous permettra de vérifier ces commentaires, de trouver par vous même d'autres détails ou tout simplement de correctement contempler cette estampe sur votre écran.

 

« À la base de cette composition, dans laquelle l'imagination a joué un si grand rôle, il y a l'observation directe par Rembrandt d'un site qu'il pouvait contempler de la digue de saint-Antoine (Sint Anthoniesdijk), qui prolongeait la rue où il habitait ; un point de vue semblable se retrouve dans un beau dessin du legs Walter Gay au musée du Louvre, à Paris (Benesch 1331). Là où l'artiste innove profondément, par rapport à ses paysages gravés et dessinés habituels, c'est dans son intention délibérée de représenter ici les éléments naturel à l'oeuvre, bouleversant, telles des forces cosmiques, l'aspect quotidien de la compagne qu'ils rendent brusquement méconnaissables. Les dramatiques contrastes de lumière sont ceux qui présagent un orage imminent dont l'ombre menaçante a obscurci la partie supérieure du ciel et le premier plan du paysage.



Les longues estafilades de la pluie noire, le dramatique clair-obscur qui se joue sur toute l'étendue de la plaine, la brillante éclaircie qui découvre le fier portrait des trois chênes dressant face au vent leur feuillage encore intact, sont autant de trouvailles poétiques. Pour retrouver au XVIIe siècle un pareil sentiment de nature, il faut se tourner vers les tempêtes gravées par hercule Seghers et Reinier Nooms (dit Zeeman) ou les évocations éloquentes et dynamiques de Rubens, créations que Rembrandt pouvait connaître par l'intermédiaire des gravures de Schelle à Boswert.

Bien que le jeu de la lumière et de l'ombre, qui semblent tout à la fois s'opposer et s'unir, entraînant dans un même mouvement le ciel et la terre, soit le motif dominant de ce paysage, l'oeil découvre progressivement que ce dernier est animé d'une vie multiforme, humaine et animale.

Sur la levée de terrain, que constitue la digue,


chemine une carriole bondée

tandis qu'un dessinateur, tournant le dos à notre panorama, s'est assis pour esquisser celui qui s'étend devant lui ;

plusieurs chaumières se serrent au creux d'un vallon pour se protéger des vents vifs que rien n'arrêtent depuis la mer du Nord.


Jusqu'à l'horizon, que ferme la silhouette nacrée d'une ville (Amsterdam), s'étend une vaste plaine, gorgée d'eau, aux ombres mouvantes, où paissent quelques troupeaux.

Les moulins tournent,

un geai s'envole,


un triangle d'oiseaux migrateur passe.


Dans un bosquet semblable à un berceau de verdure, en bas à droite, un couple d'amoureux s'est caché : près d'eux, sur la berge, un cheval est à peine visible (note : Nous croyons, comme White, qu'il s'agit d'un cheval, tandis que Holm Bevers a reconnu un bouc et C.P. Schneider un bélier),


de même que le pêcheur à la ligne installé avec sa femme au bord de la rivière.


Hommes, oiseaux et troupeaux paraissent noyés dans le panthéisme de cette nature.

Avec Melancolia I de Dürer (1514), cette pièce est certainement l'une des oeuvres les plus discutées de toute l'histoire de la gravure (...). La connotation érotique induite par la présence des deux couples du premier plan a souvent été soulignée. Par ailleurs l'atmosphère tourmentée de l'oeuvre a généralement été mise en relation avec le deuil de Rembrandt qui avait subi la perte de son épouse Saskia, un an auparavant. La position du petit dessinateur, identifié comme étant une image de l'artiste, a conduit certains à penser que le graveur avait voulu signifier sa certitude que l'acte créateur était plus redevable à la vision intérieure personnelle qu'à l'observation du spectacle extérieur. L'aspect météorologique du ciel des Trois Arbres a été soigneusement étudié de même que la parenté de cette vision avec les paysages idéalisés du Français Claude Lorrain.

Enfin, certains auteurs ont cherché à appréhender l'oeuvre non pas dans ses diverses composantes mais comme un tout investi d'une signification étendue, une sorte de « jardin d'intelligence » planté par Rembrandt dans la Hollande du XVIIe siècle.

Bien que légitimes, ces investigations nous importent moins ici que l'incontestable beauté formelle et poétique des Trois Arbres. Cette pièce s'offre comme l'une des plus belles feuilles signées par la main de Rembrandt, fruit, dans ces années 1640, des réflexions nouvelles de l'artiste sur l'universalité et la contingence de l'homme. Ni description littérale, ni idéalisation de la réalité vivante, ce paysage est une pure création artistique, une parcelle d'irréel rendu visible. Le sentiment prégnant d'instant suspendu -- avant l'orage, avant que le vent ne se lève, avant que la lumière ne change -- évoque pour nous une notion de passage, de transition. En ce sens, la petite silhouette de l'artiste tourné vers l'horizon lumineux ne peut avoir d'autre équivalent que les figures de dos si fréquentes dans les tableaux visionnaires de l'Allemand Caspar David Friedrich (1774-1840). »

Sophie Renoir de Buissière, Rembrandt, eaux-fortes,
Paris, Paris musées, 2006, p.237-238.



Caspar David Friedrich, Moonrise over the Sea, 1822 (Berlin)

Je reprends la parole pour souligner une différences de poids toutefois entre Caspar David Friedrich et Rembrandt.
Le premier donne à voir le paysage qui se déploie devant les personnages qui nous tournent le dos, alors que non seulement Rembrandt oriente le regard du spectateur dans la direction contraire à celle de l'artiste au sommet de la colline (et ce, par différentes effets, le clair-obscur autour du couple de pêcheur, le sens du vent dans les feuilles, l'orientation de la pluis, Amsterdam à l'horizon sous un ciel chargé de nuages) mais en plus, il interdit au spectateur de voir ce que voit l'artiste, l'estampe s'interrompant à son niveau.
Ce qui m'amène à poser cette question : Rembrandt a-t-il jamais représenté la mer ?


Et puisqu'on évoque les arbres, ce billet est l'occasion de vous en faire partager un autre, de Laegalad l'amoureuse des bois :-)


Par Françoise et Jean-Philippe
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Mardi 23 janvier 2007


Stone corbel in the shape of a smiling nun, medieval, 14th century.
Stone corbel in the shape of a smiling nun, medieval, c. 1300
Museum of London
London Wall


Question : quelle est la traduction française de "corbel" ?




Corbel with Female Head
Spain, Castilla-Léon, Frías (near Burgos), Early 13th century
Parish Church of San Vicente Martír
Stone with polychromy
The Metropolitan Museum of Art, New York




Buste de Marie de France
Jean de Liège (Franco-Netherlandish, ca.1330–1381)
France, Île de France, Saint-Denis, ca.1381
Abbey Church of Saint-Denis, Chapel of Notre Dame la Blanche
Marble with lead insets and traces of polychromy
The Metropolitan Museum of Art, New York



Buste d'une Femmes couronnée
Nicola di Bartolomeo da Foggia (Italien, activité c. 1230–72)
Italie du sud, Campania, Ravello, 1272, Marbre
Duomo di Santa Maria Assunta, Collocazione Museo del Duomo, Ravello




archivolte de la cathédrale de Modène
*

à gauche du fort :
le sabot du cheval d'Arthur, Brumaltus qui garde le fort où se trouvent
Winlogee (=Guenièvre, enlevée par) le roi Mardoc
à droite du fort :
Carrado qui affronte Galvaginus (=Gauvain)

Par Jean-Philippe
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Lundi 22 janvier 2007

Auteur inconnu
Marie de Bourbon, prieure de Saint-Louis de Poissy (morte en 1402),
c. 1400-1420 (période : Charles VI, le Bien Aimé),
Louvre, Jean de Liège,
Aile Richelieu - Rez-de-chaussée - Section 09


Idem, détail.
>Autre photo.





Giovanni Bon,
Chute d’Adam et Ève, 1400-1410, taille humaine,
Palazzo Ducale, Venise




Jacopo della Quercia,
Tombe de Ilaria del Carretto, 1406-1413, Marbre, 204 x 69 cm,
Cathedral of San Martino, Lucca

Première œuvre non discutée de ce sculpteur, révélant un style très sensible et complètement ancré dans la tradition courtoise passée.
Détail et ensemble.



 
Jacopo della Quercia, Annonciation, c. 1421-1426,
Painted wood, 175 cm, Collegiata, San Gimignano

Initialement, l’ange Gabriel portait une branche d’olivier et Marie était couronnée


Jacopo della Quercia,
Rhéa Sylvia (mère de Romulus et Remus),



Donatello :

 
Annonciation, Donatello,
c. 1435, Santa Croce, Florence

 
Idem, détail.


Idem, détail




Donatello, Marie-Madeleine, bois, 188 cm, c. 1457,
Museo dell'Opera del Duomo, Florence

Autre image, détail.
(il me semble qu’il faut comparer cette sculpture à celle qu’il avait faite,
20 ans plus tôt, de
Jean-Baptiste)




Donatello,
Judith et Holophernes, 1455-60, Bronze, 236 cm,
Palazzo Vecchio, Florence



Idem


Idem, détail.




Verrocchio,

Verrocchio - Dama dal Mazzolino
Florence, Museo Nazionale del Bargello

Autre photo plus grande.



Idem.
Commentaire trouvé sur Internet : « The new iconography including a “gesture” of the hands that hold a bunch of flowers has an exceptional importance. In the naturalistic portrait by Verocchio may be noted the new problems of the Renaissance “animistic” culture where all aspects of nature have the same life so that each part of the human body participates in the same “reason” and dignity. »




Aucune références malheureusement pour cette oeuvre,
je peux seulement dire qu’elle est de Verrocchio


Idem,
Autre morceau de cette sculpture (tombeau ?) ici.




Verrocchio, la Justice, ?




Verrocchio, l’Espérance ? [est-ce bien son titre?], ?





Verrocchio, Madonne à l’Enfant, ?




Desiderio da Settignano,
portrait d’une jeune femme (détail), Xve.




Laurana Francesco, Buste d’Éléonora d’Aragon, 50cm,
après 1450, après sa troisième visite à Naples


Laurana Francesco, Buste d’Éléonora d’Aragon, détail.




Laurana Francesco,
Buste d’Ippolita Maria Sforza (reine de Naples et de jérusalem), détail.
Sur les Sfroza, cf ici.



 
Sainte Lucie, maître anonyme de Lombardie, marbre, 106 cm, c. 1475,
museo dell'Opera del Duomo, Milan




Rizzo Antonio, Ève, marbre, 204 cm, c. 1485,
Palazzo Ducale (cf. au bas du lien), Venise
Superbe photo NB ici.
Par Jean-Philippe
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